le blogue, fil des jours

Par Serge Raffy, journaliste

Voici un compte-rendu d'un débat qui s'est tenu entre spécialistes à l'occasion du 300ème anniversaire de la mort de Louis XIV le 1er septembre 2015.
Le règne de Louis XIV est méconnu et très fréquemment victime du regard de notre époque.
Pour cet article, à certains moments, il faut lire entre les lignes pour parvenir à se représenter, non pas le XXIème siècle, mais cette époque.
Puissent les nombreuses annotations en marge de ce texte contribuer à nuancer. Après, chacun son opinion.

Dans le roman national, il est le roi des rois. L'incarnation de ce Grand Siècle où la France dominait le monde. 300 ans après sa mort, pourtant, les historiens discutent encore qui fut vraiment Louis XIV. Un génie de la guerre, amoureux des arts, fondateur de l'État-nation? Ou un monarque manipulé par ses conseillers, et dont les frasques annoncent déjà la Révolution?

Il n'aurait jamais dû rencontrer Louis XIV.

L'historien Daniel Dessert s'était programmé un destin d'archéologue. Dans les années 1960, il rêvait de partir au Pérou étudier les tombeaux incas. L'histoire de France? Les Bourbons le barbaient. Pourtant, à l'université de Nanterre, en pleine révolution étudiante, il modifie radicalement ses plans. Il tombe sous le charme d'un professeur fameux, Pierre Goubert, un des inspirateurs de l'école des Annales, grand spécialiste de l'Ancien Régime.

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Que la société de notre époque soit dite « libérale », cela ne surprendra personne.
Mais est-ce une « évidence » ? Non loin de là, répond ce philosophe (chrétien apparemment), et de répondre à ceux qui voudraient nous le faire croire.
Article long mais intéressant

Le libéralisme tend à réduire le bien humain à l'utile. C'est pourquoi on ne saura fonder une morale sur cette doctrine.
Par Jean-Marie Keroas, professeur de philosophie


Le libéralisme classique aboutit au calcul hédoniste égoïste, il présuppose de façon constante une redéfinition du bien et du mal étrangère aux options réalistes essentialistes (Platon, Aristote) vis-à-vis desquels il prône la liberté d'indifférence issue de Guillaume d'Occam. Voilà ce que nous voulons ici brièvement rappeler, en réponse à monsieur Damien Theillier, de l'Institut libéral Coppet, suite à son article paru sur latribune.fr

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